2ème Festival du cinéma tunisien

2ème édition, du lundi 13 au dimanche 19 mars 2017

par Ciné Croisette

 
Le Festival du Cinéma Tunisien à Cannes, deuxième édition  se déroulera du lundi 13 au dimanche 19 Mars 2017 dans les cinémas de Cannes et du Cannet: Arcades, Olympia, Cannet-Toiles.

La séance d'ouverture prendra place le lundi 13 mars 2016 à 19h15 au cinéma Olympia, avec la projection de Bab’Aziz, le Prince qui contemplait son âme, présenté par son réalisateur Nacer Khémir.

Films en VOSTF

 

Lundi 13 mars

19h15

Olympia

Bab’Aziz, le Prince qui contemplait son âme 

en présence de son réalisateur Nacer Khémir, précédé d’un concert de Khaled Ben Yahia à l’oud,  accompagné au piano

Mardi 14 mars 19h15

Olympia

Demain dès l’aube

Mercredi 15 mars 19h15

Olympia

Les frontières du ciel

Jeudi 16 mars

19h15

Arcades

Corps étranger

en présence de sa réalisatrice Raja Amari

Vendredi 17 mars 19h15

Olympia

Libre (Horra)

en présence de son réalisateur Moez Kamoun

Samedi 18 mars 15h30

Arcades

Siestes Grenadine en présence de son réalisateur Mahmoud Ben Mahmoud

Samedi 18 mars  18h

Cannet Toiles

Le Professeur en présence de son réalisateur Mahmoud Ben Mahmoud

Dimanche 19 mars 10h30

Arcades

Le Professeur en présence de son réalisateur Mahmoud Ben Mahmoud, suivi d’un buffet tunisien sur réservation

 

Rencontre avec Mahmoud Ben Mahmoud et brunch de clôture  le dimanche 19 mars (après le film Le Professeur) à la Maison des Associations,   9 Rue Louis Braille, 06400 Cannes : Discussion avec Mahmoud Ben Mahmoud, le réalisateur du film Le Professeur. Buffet de spécialités tunisiennes avec salades tunisiennes variées, couscous d’agneau, tartes aux pommes et à la pâte d’amandes, vins de Lérins. Réservez en donnant votre chèque de 15€ par personne  à un responsable de Ciné Croisette lors des projections du Festival ou en l'envoyant à Ciné Croisette, résidence L'Ascot bât. B, 2 avenue Beauséjour, 06400 Cannes et en confirmant par courriel (cinecroisette@gmail.com) ou par SMS (06 59 03 20 15). Nombre limité à 70 convives.

Projections gratuites pour les membres 2017  sauf au Cannet Toiles, 5€ pour tous

Carte de membre tous festivals Ciné Croisette: 30€/personne 50€/couple

(Mars : Tunisie, Avril : Israël, Juin : Chine, Septembre : Cannes 1946, Novembre : Québec, Février : Japon)

ou Tarif normal à la séance sauf dimanche 19 mars 4€ (journée du cinéma)

Mini Concert de Khaled Ben Yahia à l’oud (luth oriental) accompagné au piano et à la contrebasse

« Je suis né il y a près de 2300 ans sur le pourtour de la méditerranée.

Je porte le nom du bois avec lequel on construit beaucoup d’instruments de musique.

Mon nom est Oud mais de l’autre côté de cette mer on m’a aussi appelé Luth.

Au cours des siècles mon son s’est mélangé avec bien d’autres, celui des percussions mais aussi du violon, du clavecin ...

Je suis à la fois fragile et doux capable de suivre les rythmes les plus complexes et de jouer des modes au parfum d’Orient ou d’Occident.

C’est pour cela que j’ai eu envie de réunir quelques instruments amis pour célébrer la musique, les musiques de ces deux univers.  

Le Oud, le piano, la contrebasse, sont des instruments qui peuvent dialoguer ensemble et parler plusieurs langues.

Monologues musicaux, dialogues à deux ou à trois, répertoires savants ou pas, improvisation ou écriture, musique d’hier ou d’aujourd’hui. »

 

Bab’Aziz, le Prince qui contemplait son âme 

en présence du réalisateur Nacer Khémir, 1h36 (1999)

Perdues dans un océan de sable, deux silhouettes cheminent : Ishtar, une petite fille pleine d'entrain, et son grand-père Bab'Aziz, un derviche aveugle.

Elle le guide vers la grande réunion des derviches qui a lieu tous les trente ans, mais pour trouver cet endroit secret, il faut "écouter le silence infini du désert avec son cœur". 

Leur voyage à travers l'immensité brûlante les amène, tel un jeu de pistes, à la croisée d'autres destins...


Conte philosophique sur le sens de la vie, un thème universel, interprété par des comédiens pratiquement inconnus mais convaincants, Bab'Aziz souligne surtout la richesse de la culture arabo-musulmane. Un film indispensable. Nacer Khemir réalise là un film fascinant d'une sidérante beauté. 

 

Demain dès l’aube

de Lotfi Achour Titre original : Ghodwa Hay 1h23 (2016)

Destins croisés de révolutionnaires blessés.

Demain dès l'aube est tout à la fois l'histoire de la naissance d'une amitié et le portrait fébrile d'un pays hanté par bien des fantômes. 

Entre enquête policière et récit intime, Demain dès l'aube raconte les destins croisés de trois jeunes dans une Tunisie post-révolution qui oscille entre espoirs et désillusions. 
Une amitié improbable sous fond de révolution 

Des scènes de vie entrecoupées de flashbacks, Demain dès l’aube se déroule entre les années 2011 et 2014 et se présente comme un thriller dramatique qui oscille entre l’étalage d’un récit intime et le suivi d’une enquête. Le lien qui unit les trois personnages principaux n’apparaitra qu’en milieu du film, quand on s’apercevra qu’ils ont partagé un vécu commun bouleversant au cours de la soirée du 14 janvier 2011. 

C’est surtout l’impact de la révolution sur un échantillon de jeunes tunisiens qui est décrit à travers une histoire d’amitié inédite. Une recherche de l’autre qui est disparu et une quête de soi camouflée par un désir d’étaler les non-dits et un dévoilement des cruautés qui ont bel et bien existé.

 

 Les Frontières du ciel

de Fares Naanaa 1h23 (2015)

Le film dresse un portrait subtil d’un couple ordinaire à la trentaine, divinement incarné par Lotfi Abdelli et Anissa Daoud. Après avoir mené une vie jusque-là paisible et, semble-t-il, heureuse, le couple vole en éclats du jour au lendemain suite à un malheur soudain et foudroyant qui fera jaillir toutes les tensions et les rancœurs longtemps enfuies.

Le film, construit essentiellement autour de ce drame, se distingue par son rythme soutenu et une observation juste des comportements. Il révèle les secrets de la psyché de l’intimité du couple autour de la sexualité, de la religion, de la famille et du deuil difficilement assumé. En somme, un concentré émotionnel et intimiste d’un quotidien conjugal dans tous ses états.

 

Corps étranger

En présence de Raja Amari 1h32 (2016)

Samia, échoue comme beaucoup de clandestins sur les rivages de l'Europe. Hantée par l’idée d’être rattrapée par un frère radicalisé qu’elle avait dénoncé, elle trouve d’abord refuge chez Imed une connaissance de son village, puis chez Leila pour qui elle travaille. Entre les trois personnages, le désir et la peur exacerbent les tensions…

“Corps étranger” dresse un portrait assez particulier de certains évènements post-révolution en se basant sur un scénario qui met en avant les innombrables changements en Tunisie au lendemain de la révolution en 2011. Le film réunit Sara Hannachi dans le rôle de Samia, Hiam Abbas dans le rôle de Mme Berteau ou Leila, une veuve élégante, qui vient de perdre son mari français ainsi que Slim Kechiouche dans le rôle de Imed, serveur immigré, tous installés en France. Ces trois personnages clés du film se croisent dans des parcours différents et des histoires d’amour impossibles.

 

Libre (Horra)

En présence de Moez Kamoun 1h35 (2015)

Karim vient de perdre son père et se retrouve seul face à sa mère. Communiste depuis les années soixante, cette dernière décide de renouer avec ses anciennes amitiés. Elle remue le passé mais ce n’est jamais sans douleurs. 

Au milieu de ce bouleversement, Karim se découvre une attirance pour une femme mûre, il fait ainsi sa connaissance, elle est mère de famille et victime de violences conjugales. Une liaison cachée s’installe entre les deux protagonistes qui devient au fil du temps une liaison à la fois intense et dangereuse. 

Tout se complique jusqu’à la dernière nuit, où lors de retrouvailles avec des copains, le temps d’une soirée un peu trop festive, tout bascule dans le drame.

 

Siestes Grenadine

En présence de Mahmoud Ben Mahmoud 1h35 (1999)

Wahid Haydar et sa fille Soufiya retournent en Tunisie après un long séjour en Afrique de l'ouest. De mère française dont elle est séparée depuis dix ans suite à un rapt maternel, la jeune Soufiya débarque à Tunis fortement imprégnée de son héritage africain, ce qui n'est plus du goût de son père qui veut en faire "une enfant du pays". Mais le pays a beaucoup changé en leur absence.

Wahid se heurte bientôt à l'affairisme et à la trahison, tandis que sa fille, se sentant prise au piège, réclame à présent sa mère. Soufiya engage alors un combat difficile pour réconcilier ses parents et imposer sa différence dans une société tunisienne qui est loin d'avoir liquidé ses vieux préjugés face aux noirs et aux roumis.

 

Le Professeur

En présence de Mahmoud Ben Mahmoud 1h32 (2012)

Une histoire d’amour impossible sur fond de crise politique dans la Tunisie de la fin des années 1970…

Kh'lil Khalsawi, en 1977, professeur de droit à Tunis chargé par le parti au pouvoir de le représenter au sein de la toute nouvelle Ligue des droits de l'Homme.

Sa mission est d'y défendre les positions officielles en cette période de tensions entre le gouvernement et le syndicat. Un jour, Kh'lil apprend que Houda, l'une de ses étudiantes avec qui il entretient une liaison extraconjugale, a été arrêtée dans le sud du pays avec deux journalistes italiens venus enquêter sur les grèves dans les mines de phosphate…

Formé à l’INSAS en Belgique, Mahmoud Ben Mahmoud anime des ateliers de scénario à l’Université libre de Bruxelles. Le Professeur est son quatrième film.

 

Éditorial de Monsieur le Maire de Cannes

Voir pour mieux comprendre

La France et la Tunisie partagent une histoire particulière. Cette histoire vit une nouvelle étape, porteuse d’enjeux majeurs, depuis la révolution dite de Jasmin. Malgré les difficultés et les contradictions, la Tunisie s’attache à choisir le chemin du progrès et de la démocratie et il faut l’en féliciter.

Le cinéma tunisien est le témoin de cette évolution, tant pour ses aspects les plus positifs que pour les contradictions qu’elle entraîne encore. Je suis très heureux et fier, en tant que maire et cinéphile, que Cannes accueille le Festival du film tunisien et de recevoir à cette occasion le Consul Général de Tunisie à Nice Monsieur Hamed Ben Brahim.

Le cinéma est un art d’ouverture sur le monde qui nous permet la découverte de l’autre, la confrontation pacifique et le débat. La cinématographie tunisienne, dont on peut regretter une distribution commerciale timide, est là pour nous le démontrer à travers ses divers talents, des films forts aux sujets qui oscillent entre drames sociaux, comédies ou encore histoires d’amour sur fond de révolution. Je tiens à remercier Ciné-Croisette et son président Serge Basilewsky pour ce remarquable travail de sélection qui nous permet d’accéder à ces pépites cinématographiques.

« La différence entre un jardin et un désert n’est pas l’eau mais l’homme » dit un proverbe tunisien ; l’homme qui fait désormais pousser les fleurs de la liberté dans l’oasis de culture et de vie qu’est le cinéma tunisien.

David Lisnard

Maire de Cannes

Vice-Président du département des Alpes-Maritimes

 

Éditorial de Monsieur le Consul Général

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que le Consulat Général de Tunisie à Nice-Monaco s’associe, pour la deuxième année successive, à l’association Ciné-Croisette pour l’organisation du Festival du Cinéma Tunisien à Cannes. Je tiens à remercier cette association active et engagée pour ses efforts continus permettant d’éveiller la curiosité afin de les rassembler autour du septième art.

Mes remerciements vont également à tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, à la réalisation de cet évènement, et notamment à la ville de Cannes, l’Office National du Tourisme Tunisien, Tunisair, Monaco Logistique et la Clinique tunisienne « El Manar ».

Le grand réalisateur Jean-Luc Godard disait « Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. » Le cinéma nous offre effectivement cette liberté de se parler, communiquer, se questionner et s’ouvrir à l’autre, c’est l’art de dépasser les frontières et déconstruire les murs du silence. C’est d’autant plus utile, nécessaire, impérieux même par les temps qui courent où l’on voit des barrières invisibles s’ériger entre les personnes en raison de leurs origines, de leur religion, de leur différence tout simplement.

Suite aux évènements tragiques qui ont secoué la région l’été dernier et la tension qui s’en est suivi et qui a fortement menacé nos valeurs communes d’ouverture, de tolérance et de vivre-ensemble, l’organisation de la deuxième édition du festival du cinéma tunisien s’est imposée comme meilleure réponse à tous ceux qui ont cédé au doute sur la capacité de surmonter les peines pour gagner le défi du vivre-ensemble dans la diversité et la tolérance.

Le cinéma a-t-il encore les moyens de renouer les liens distendus par les malentendus, les amalgames, la méfiance voire même la défiance envers l’autre ? La réponse ne peut être que positive et plus que jamais, le cinéma a un rôle à jouer, et pas des moindres, de par sa capacité à nous aider à appréhender la complexité du monde qui nous entoure et avoir l’ouverture d’esprit, l’empathie et la compréhension nécessaires pour voir ce qui nous rassemble avant ce qui nous divise, ce qui nous ressemble avant ce qui nous est étranger, notre volonté commune de vivre ensemble et notre aptitude indéniable à dialoguer dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Hamed BEN BRAHIM

Consul Général de Tunisie à Nice-Monaco

 

Mot d’accueil du Président de Ciné Croisette

Le deuxième Festival du Cinéma Tunisien à Cannes vous permet de rencontrer quatre cinéastes tunisiens qui viendront présenter et débattre de leurs films et de vibrer à leurs images, leurs histoires, l’histoire actuelle de la Tunisie :

Nacer Khémir,

Raja Amari,

Moez Kamoun,

Mahmoud Ben Mahmoud.

A travers cinq films actuels et deux œuvres de répertoire, on peut mesurer ce en quoi le cinéma est le thermomètre d’une démocratie qui permet à ses cinéastes de s’exprimer.

Serge Basilewsky

 

Mot d’accueil de la Déléguée Artistique

Le choix du programme des films du « 2ème Festival du Cinéma Tunisien » réitère la volonté de faire connaître la diversité des réalisateurs du cinéma d’un pays où, par ailleurs, la création artistique dans tous les domaines a le vent en poupe.

Nous sommes désireux de revoir les anciens et de découvrir les plus jeunes qui travaillent dans un contexte de très grande liberté et d’indépendance créatrice.

Vous serez transportés dans un monde d’images tant poétiques, que d’amour, de solitude, de haine, d’espoir et de musique.

Tous ces réalisateurs écrivent des scénarios aux thèmes éclectiques et enrichissants et tentent ainsi d’amorcer des dialogues avec les spectateurs.

La connaissance et la compréhension de l’autre passent, avant tout, par ces leçons d’histoires dans les deux sens, historique ou de fiction, et aussi par la description réaliste d’expériences souvent vécues dans un contexte difficile, vu les récents événements vécus par la Tunisie.

Ce cinéma atteint son but par ses images qui savent faire passer des messages de réflexion et de mémoire.

Ce cinéma mérite d’être vu, car il aide à l’échange et à la compréhension entre nos deux pays, c’est la raison pour laquelle nous l’avons choisi pour qu’il soit reconnu.

Les films que vous allez voir, nous l’espérons, font partie de cette sélection.

Bonnes projections.

Rejeanne Dalix

Nos coordonnées

CINE CROISETTE

cinecroisette@gmail.com

2 Avenue Beauséjour

06400 CANNES

Téléphone :

06 59 03 20 15

 

Coordonnées du président

Serge Basilewsky

06 99 94 31 87

 

N'hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact.

Cannes - 16-25 Septembre 2016

Nos partenaires

décompte des visites depuis l'AG du 15 janvier 2016

Heure locale (Current time) Cannes

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Ciné Croisette