La Taverne de la Jamaïque (GB)

De Alfred Hitchcock
Avec Charles Laughton, Leslie Banks, Maureen O'Hara plus 
Genre Aventure
Nationalité Britannique

 

Adapté d’un roman de Daphne du Maurier, le dernier film britannique de Hitchcock avant sa période hollywoodienne a été présenté dans une version restaurée à Cannes Classics.

L’argument : Une jeune Irlandaise est aux prises avec un juge de paix menaçant et de sombres pirates tenant repaire dans la taverne de son oncle.

"La Taverne de la Jamaïque" dans la critique

 

 

Dernier film britannique d’Alfred Hitchcock, avant son exil américain, La taverne de la Jamaïque est sa première adaptation de Daphne du Maurier, avant Rebecca et Les oiseaux. Après avoir surtout œuvré dans le thriller et le film d’espionnage, Hitchcock s’essaye au récit d’aventures en costumes. Le film a longtemps été considéré comme mineur dans la filmographie de l’auteur de La mort aux trousses. Sans doute le scénario est-il un peu sommaire, avec ses rebondissements téléphonés, ses traîtres d’opérette et son dénouement prévisible. Mais Hitchcock ne fait que respecter des conventions qui étaient des contraintes de studio. L’essentiel est ailleurs. On repère dans La taverne de la Jamaïque le thème du double qui sera cher au cinéaste. Faux coupable, Jem Trehearne (Robert Newton) n’est pas le contrebandier sinistre mais un représentant de l’ordre, quand le respectable Sir Humphrey Pengallan (Charles Laugton) s’avêre être un monstre de cruauté.

 

Ce personnage anticipe les rôles de Claude Rains dans Les enchaînés ou Ray Milland dans Le crime était presque parfait. Quant à la pure et douce Mary (Maureen O’Hara), elle subit les outrages que connaîtront, à des degrés divers, nombre d’héroïnes hitchcockiennes, d’Ingrid Bergman à Tippi Hedren en passant par Grace Kelly et Janet Leigh. Sur le plan formel, le beau noir et blanc de Harry Stradling Sr. rend admirables les prises de vue sur l’auberge ou les côtes dangereuses des Cornouailles. C’est là que l’expressionnisme de Hitchcock, admiratif de Murnau, exerce son plus bel effet. Expressionnisme que l’on retrouve aussi dans le jeu de Laughton, maquillé à outrance, et dont la composition contraste avec le naturel de sa jeune partenaire. Le film a bénéficié d’une restauration numérique réalisée en 4K qui a été présentée au Festival de Cannes 2014, dans la section Cannes Classics.

 

Gérard Crespo - En collaboration avec le site CINEMASMAG

 

 

 

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